Localisation:
Antananarivo, capitale de Madagascar
Budget et bailleurs:
735 000 euros (Commission Européenne)
330 000 euros (Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes - SCAC de l'ambassade de France à Madagascar)
35 960 euros (Mairie de Paris)
et aussi: Fondation Ensemble, Fondation Abbé Pierre, Aide Socio Médicale à l'Enfance (ASMAE), Pro Victimis...
Dates de début-fin:
2007-2012
Responsable à Madagascar
M. Cyrille de Billy, délégué régional
+261 20 22 61 64
dr[at]enda.mg
Projet soutenu par la Commission Européenne
Madagascar compte environ 13 millions d'habitants, dont deux millions dans la capitale Antananarivo sur deux zones principales: la zone inondable, qui s'étend sur d'anciennes rizières et marécages, englobe les quartiers pauvres, et la zone en hauteur sur les collines, inclut le centre ville et les quartiers mieux lotis.
En 1999, la moitié de la population malgache, est encore illettrées et analphabètes, le taux de scolarisation du cycle primaire est de 70.1%. Ceux qui ne vont pas à l'école ou qui la quittent tôt sont issus à 54.2% des couches les plus pauvres. Seuls 27.7% des malgaches avaient accès à l'eau potable en 2001 et 58% utilisaient les latrines en 2000. Le projet s'adresse aux enfants et jeunes de la rue, à la population des trois quartiers de la zone inondable d'Antananarivo ville, aux villes de province et aux associations et centres d'accueil œuvrant dans le domaine de l'enfance et de la jeunesse en situation difficile.
Les principales activités de ce projet font suite au programme déjà mené par ENDA Océan Indien, soutenu par la MCNG (valorisation sociale et amélioration des conditions de vie de la population défavorisée, Madagascar) de 2003 à 2006 et par la MAIIONG en 2007 (développement social et dialogue politique).
Il s'appuyait sur quatre volets:
En 2007, l’objectif principal était l’accompagnement des acteurs locaux dans leur projet de développement social, en les inscrivant dans un cadre politique. Les objectifs spécifiques avaient trois dimensions :
Aujourd’hui, le constat est très positif :
près de 800 jeunes ont fréquenté les centres et plus de 300 ont pu réaliser des projets (apprendre à lire et à écrire, avoir une copie de naissance, intégrer un centre fermé, revenir à l’école, suivre une formation professionnelle etc. sans compter l’amélioration des relations familiales, du comportement etc.).
Objectif global : Accompagner les acteurs locaux dans leur projet de développement social, en les inscrivant dans un cadre politique
Objectifs spécifiques :
Les violences conjugales: un nouveau domaine d'action d'Enda Océan Indien
En 2007, l’IRD, en collaboration avec enda oi, a réalisé une étude pour évaluer la prévalence de la violence conjugale envers les femmes à Antananarivo. Jusque là, aucune étude de ce type n’avait encore été réalisée. L’étude a été menée sur un échantillon représentatif de 400 femmes d’Antananarivo de 15 à 62 ans, mariées ou ayant vécu en union pendant au moins 3 mois sur les 12 derniers mois. Nous avons choisi de focaliser notre recherche sur les violences psychologiques et physiques, mais en incluant également quelques questions sur les violences sexuelles.
En résumé, les résultats de l’étude ont montré que, à Antananarivo sur les 12 derniers mois :
Les enquêtes qualitatives ont apporté de nombreux témoignages, repris dans les outils de sensibilisation. Des actions de sensibilisation, d’information, et de constitution de réseaux d’acteurs ont été menées en 2008. Elles révèlent une forte demande d’appui de la part des acteurs sociaux confrontés à ce problème, en matière de renforcement des capacités et sensibilisation des acteurs institutionnels et du grand public. Un accent particulier sera mis sur la formation des acteurs, leur mise en réseau, et les actions de sensibilisation. Il paraît nécessaire de cibler également les services publics confrontés à cette problématique.